C. de Mensignac. Sup. de la Gironde, p
peu, — Beaucoup, — Passionnément, — A la folie, — Pas du tout ' » .
Dans les Landes et en Wallonie, lorsque la feuille de rose claquant dans la main éclate avec bruit, l'augure est excellent. En Haute- Bretagoe, quand on brise avec le petit doigt de la main une baguette île coudrier, on se marie dans l'année2.
Plusieurs consultations se rattachent au feu ou tout au moins à la chaleur. L*usage de faire tourner le buis a été constaté plusieurs fois en Bourgogne; dans la Côte-d'Or, on peut le pratiquer pendant toute la semaine qui suit les Rois, mais il faut que les feuilles aient été cueillies le matin avant que le coq ne soit levé ou le soir après son coucher ; chacune d'elles est posée séparément sur la plaque horizontale du foyer, la face supérieure placée en dessous. Le rayonnement calorique les fait boursoufler; la plupart se mettent à tournoyer vivement sur elles-mêmes, tandis que d'autres noircissent et demeurent immobiles. Quand la feuille a été jetée sur le foyer, l'interrogateur adresse, mentalement ou de vive voix, la question sur laquelle il veut être éclairé ; si le tournoiement se produit, la réponse est affirmative et favorable. En Auxois les feuilles devaient être cueillies à reculons, la veille de Noël, et rapportées de même à la maison3. En Corse, pour savoir si une fille ou un garçon se marieront dans le courant de Tannée, on lance des feuilles d'olivier dans le feu, une, deux, trois, les unes après les autres ; si la feuille danse et se retourne, le mariage est certain ; si elles brûlent, il n'aura pas lieu4. En Belgique, des amants jettent deux noix dans le feu; si elles brûlent paisiblement, leur union sera heureuse, si elles éclatent bruyamment, elle sera agitée5.
Lors de quelques nuits solennelles des environs de Noël, où les charmes passent pour être efficaces, des jeunes filles de Guernesey s'assemblent, et font, en observant rigoureusement le silence, un chapelet composé de grains de piment et de baies de houx placées alternativement ; à chaque douzaine on met un gland, de façon à ce qu'il y en ait autant que la compagnie compte de personnes. Le chapelet est attaché autour d'une branche, que l'on place sur le feu ardent, et lorsque le dernier gland a été brûlé, les jeunes filles voient passer entre elles et la flamme la figure de leur futur époux6.
On appelle dans les Cévennes faire la bïroulade, manger des châtaignes rôties en les arrosant de quelques bons coups de vin. Mille
1. Paul Sébillol. Traditions, t. II, p. 317; Mme E. Vaugeois, in Rev. des Trad. pop., t. XV, p. 586; F. Daleau. Trad. de la Gironde, p. 72.
2. De Métivier. De l'ar/ricullitre des Landes, p. 446; 0. Colson, in Wallonia, t. IV. [». 53; Paul Sébillot: I. c, p. 313-321.
'■>. L.-A. Fontaine, in Rev. des Trad. pop., t. V, p. 105-106; H. Marlot. lbid, t. XI. p. 21.