‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 447 sur 491 · L.-F. Sauvé, in Reo. (el/., t. VI, p · texte numérisé non relu

L.-F. Sauvé, in Reo. (el/., t. VI, p

'2. Paul Sébillot. I.e F.-L. des pécheurs, p. (il : Félix Chapiseau. le /•*.-/.. de la Beauce, t. !, p. 195; Paul Sébillot, iu l'Homme, t. Ut, p, 588 : B. Souche. I ces etc. p. 20.

:>. Lusnel de la Salle Croyances du Centre, t. I, p. r> 1 1

■i. Ch. Joret. Incantations botaniques, in Remania, t. XVII, p

4§4 LLS PLANTÉ!

le malin, au Idtig des champs une piaule appelée mendras [ment/ta). Lorsqu'il en a trouvé sept pieds, dépourvus lous de rejetons, il s'agenouille devant eiiacun d'eux, fait le signe de croix, jette sur là piaule cinq, sept ou neuf mietles de pain, et cinq, ou neuf grains de sel el prononce ces paroles :

Adiu, qtte-l suludi. mentiras, Qu'eu la f'r'ebe, tu non l'hus pas :

Aci que-t porti paa el sau, Ta gue-m goursxquee lou me ttiau.

Adieu, je le saine, mendra. — J'ai la lièvre, tu ne l'as pas. — Ici je te porle du pain et du sel — Pour que tu guérisses mon mal ». Après avoir procédé sepl fois à cette cérémonie, il se haie de rentrer et regagne son lit. La cure est renouvelée le lendemain et le surlendemain à pareille heure '. En Basse-Bretagne la digitale est efficace contre le goitre, si on lui adresse celte conjuration :

Salut d'e-hoc'h hurla gwehn,

Me a zo dent d'ho tispenn.

Evit m'am lakafet iach,

Rai; klanv oun g and or pennzac'h.

Salut a vous, blanche digitale. — Je suis venu vous cueillir. — Pour que vous me rendiez la santé, — Car d'un goitre je suis affligé2. Dans le Morvan les vieilles femmes observent exactement pendant lajournée les lieux où croît la verveine, et vont la cueillir au clair de la pleine lune de mai, en marchant à reculons. Les feuilles de cette plante, appelée herbe d'efforts, étaient appliquées en cataplasmes sur les reins. Lu Franche-Comté la fougère mâle ramassée par une personne a, jeun et en état de grâce, le jour de la Saint-Jean, avant le lever du soleil, devient un excellent spécifique pour le bétail malade lorsqu'elle a été mêlée à l'eau bénite et au sel béni z.

En Périgord, le jour de l'Assomption, el avant le lever du soleil, ou allait cueillir à reculons neuf brins de petite gentialie que l'on attachait au cou d'un fiévreux, et qui le guérissait radicalement ; il est vrai qu'on lui faisait boire aussi de cette plante en infusion 4.

Les pêcheurs de la llaute-Brelagne appellent gui marin une sorte de goémon qui croit sur le dos de certains crabes ; il guérit de l épilepsié, à condition qu'il soit détaché le jour de Pâques, à trois heures du matin, par une personne ayant la conscience parfaitement nette. Certains

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