‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 448 sur 491 · L.-F. Sauv^. Lavarou hoz, p · texte numérisé non relu

L.-F. Sauv^. Lavarou hoz, p

3. D' Paul Bidault. Sup. médicales du Morvan, p. 36 ;M. Mouuier, in Antiquaires, t. IV. p. 399. Les paysans franc-comtois malades du lombago se passent autour des reins une ficelle de chanvre mâle. (P. Bonnet, in Mélusine, t. I, col. 401).

4. A. de Nore. Coutumes, p. 164 : W. de Taillel'er. ÂhttqiiitéS <!e Vï-sonc, t. I, p.

PRATIQUÉS Éf ÔftAÏSONS 4S9

disetil aussi que cette plante merveilleuse pousse sut5 la tête du grondin, et que la mer la rejette parfois sur le rivage '.

Dans la Gironde, pour guérir la piqûre de la bêfldqiië, pitHs ëcMnoïdrs il faut, en se levant, couper un pied de cette plante et le jeter derrière soi sans regarder. Dans le Tarn, le fiévreux levé de bon matin marche à reculons et arrache dans un pré une poignée d'herbes, sans se retourner ni la voir ; il la jette derrière lui et court toujours sans se retourner ; alors sa fièvre passe au diable*.

En Haute-Bretagne, les plantes ne sont « médecine- que si avant d'en faire usage on a prononcé l'oraison qu'il faut réciter pour qu'elles aient la vertu de guérir3. Au XVIIe siècle, on croyait arrêter le flux de sang en laissant tomber à terre un fétu, et en disant certaine quantité de fois :

Herbe qui de Dieu es créée.

.Montre la vertu que bieu t'a donnée.

En Béarn, on frotte la partie malade entre onze heures et minuit avec un trèfle blanc à quatre feuilles, en prononçant ces paroles : Maii sauOatyc, maù aùratye, sor-fnédé quiou, de las pars dou boun Diou. Mal sauvage, mal sorcier, sors de là, de la part du bon Dieu. Cette pratique est surtout efficace pour les affections de la vue *. En Haute- Bretagne on dit en appliquant sur les ampoules des pieds, la joubarbe pilée avec de la graisse douce ;

Joubarbe.

Guéris mes pieds du mal.

Je te donnerai de la salade :

Si tu ne les guéris pas, Je te hacherai avec non couteau En plus de mille petits morceaux.

Dans l'Aube, on met de l'herbe à cochons [PdlygonUtn atiiculare dans une poche du côté du oor que l'on veut faire partir en disant: « Que mon cor s'en aille à l'aide de celte herbe :i. »

Les graines de froment sont employées pour les affections de la vue. En Basse- Bretagne; L'opérateur plonge dans une écuelle remplie d'eau neuf grains qu'il a recueillis, ou plutôt mendiés dans neuf maisons différentes ; avec chacun d'eux, il trace une croiu sur tel paupières malades, en récitant chaque fois une conjuration chrétienne, où il n 'est pas question du grain, en évitant de les suivre du regard, car il ne doit pas savoir où ils sont lombes. Les mêmes pratiques se renouvellent chaque matin, jusqu'à parfaite guérison. Pour la goutte sereine, le

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