‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 449 sur 491 · Coin, de M""' Lucie de Y. -H · texte numérisé non relu

Coin, de M""' Lucie de Y. -H

4. J.-B. Thiers. Traité des Skp. t. I. p. 382 ; Cdufldei Marnés, p. 203.

5. Paul Sébillot. Trad. t. II. 131 : If) Morln. in lier, des Trad. t. XII, p. *'0.

guérisseur fait faire à chacun des neuf grains, qu'il importe de garder bien secSj neuf l'ois le tour de l'œil, en partant de l'extrémité gauche de la paupière supérieure, et eu appuyant légèrement sur tout le parcours. Pendant que chaque grain accomplit ses neuf évolutions, il récite pieusement cette prière :

Banne — impi — '

Me da ampech — da virvi ; — '

Dre verluz — va greunen ed — '

En do tir — te vo — beuzet — Amen

(ion lie — impie — Je l'empêche — de bouillir — Par la vertu — de mon grain de blé. — Dans l'eau — tu seras noyée. Amen. On pose les graines dans un verre d'eau, au fur, et à mesure que le charme s'accomplit, et on jette ensuite le tout au feu l. Dans la Brie champenoise, au commencement du XIXe siècle, on faisait cesser les douleurs de l'œil en y passant quatre ou cinq fois un grain de blé que Ton accompagnait de certaines prières ou paroles magiques2.

La réussite de plusieurs médications se lie aux nombres : on en a déjà vu quelques exemples, et [les citations qui suivent montrent que la pratique était autrefois d'un usage courant : Pour perdre son lait que la famé alhe sauter trois fois, ou durant trois matins, sur la sauge du jardin d'un prêtre 3. Pour toutes lièvres prenez le vetoine et triblez le bien et destrempez de iaue, et li donnez à boire à jeun par trois jours ou par iij. Pour lièvre lierceine, prenez iij fueilles de plantein encontre le soleil et ditez iiij. l'ois pater noster, et hevez le ju avec iaue benoite quant vous commencerez à trembler. Pour palazine, prenez la racine de vetoine, si la triblés et destrempez de vin, si la donez a boire par IX. jours en croissant et IX. jours en décours \

D'après Marcellus Empincus, médecin de Bordeaux (IVe siècle), on remédiait puissamment aux maladies inguinales en faisant avec du liseron sept nœuds, en nommant à chacun une veuve, et en les attachant sur le talon du pied du côte où se trouvait le mal. Il recommandait aussi pour le même cas, de l'aire une ceinture en attachant un rejeton d'aneth avec du jonc ou tout autre lien ; il fallait y faire aussi sept nœuds en nommant à chacun une femme veuve ou quelque bête fauve, et les attacher à la jambe ou au bras du côté atteint B.

Un vieux recueil conseille, pour guérir le fie cancer, de prendre trois paquets de sauge, de faire la croix sur le mal et de dire : « Cancer maudit, aujourd'hui puisses-tu perdre la tête et demain la racine ! »

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