‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 474 sur 491 · M»« de Geulis. Jeux champêtres, p. l'i · texte numérisé non relu

M»« de Geulis. Jeux champêtres, p. l'i

Louis Moriu, in llev. des Trad. pop., t. XIII, p. 2G"-208.

i. o. Dottin. Le» Parlera du lins-Maine, p. 2 iO ; Alcius Ledieu . Trad. deDemuin, p 10; L. Morin. in lier, des ïntd. pop., t. XIII, p. 210.

5. J. de Laporterie, in liev. des Trad. pop., t. VIII, p. 469: Louis Morin, ibid. t. XIII. p. 205-206.

», M1»* de Genlis. Les Jeux Champêtres, p. 135.

JEUX ET AML'SETTES .">2o

après les autres; celui qui soufflera le dernier brin aura gagne. Aux environs de Paris, avant l'éclosion de la tleur du coquelicot, dont par un phénomène bizarre, les pétales enroulés dans les boutons se trouvent être sur le même pied complètement blancs ou complètement rouges, les enfants jouent entre eux à deviner quelle sera la couleur du bouton cueilli, et s'interrogent ainsi : Poule ou coq ? Celui qui dît poule, gagne si les pétales sont blancs, celui qui dit coq s'ils sont rouges. En d'autres pays on dit simplement rouge ou blanc et lui fait éclater les boutons sur le front '. En Berry et dans une partie de la Sologne, oti appelle amoureux du Berry les graines légères de pissenlits que le vent propage dans les campagnes aux mois d'août et de septembre. Les jeunes filles les attrapent quand elles le peuvent, elles les placent dans leur corsage en disant: Encore un de pris. C'est une allusion à l'amoureux qu'elles pourront attraper au vol, quand elles auront l'âge de se marier2.

Aux XIIIe. XIVe et XVe siècles il fallait, pendant les premiers jours de Mai. porter sur soi une branche ou feuillage, sans quoi on s'exposait à recevoir un seau d'eau sur la tête. Celui qui le jetait disait en même temps : « Je vous prends sans vert ». Dans la suite on remplaça celle ablution par d'autres peines moins fortes. Au XVIIe siècle, ce jeu de galanterie était à la mode à Paris parmi les gens de qualité. Ceux qui y prenaient part devaient, pendant tout le mois de Mai, porter sur eux quelques feuilles vertes qu'ils étaient obligés de renouveler tous les matins. Lorsqu'une personne en rencontrait une autre, elle lui disait tout d'abord : « Je vous prends sans vert » et si quelqu'un ne pouvait en montrer, il était condamné à une amende que l'on employait à quelque partie de plaisir. Ce jeu se faisait aussi entre amant et amante '.

L'intrigue d'une petite comédie attribuée à La Fontaii si

fondée sur cet usage. On avait formé à Metz, il y a cent ans, des sociétés de Sans vert ; chacun devait porter sur soi pendant quinze jours de la verdure, qui alors a la propriété d'éloigner les esprits malfaisans : ceux qui avaient oublié l'herbe ou la feuille adoptée étaient condamnés a des amendes donl le produit servait aux frais d'un dîner ou d'une soirée dansante \

j. '.». LÉGENDES RT CONTES

Les métamorphoses eu plantes d'êtres animés s'appliquent à des

individus et non à toute une espèce : c'esl pour cela que je ae les ai pas

t. Mme de (ieulis. 1. c. p. 13 : E. Rolland. Flore pop., t. I, p. 177.

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