Léon Pineau. Contes du Poitou, p
3. D. Fouquet. Légendes du Morbihan, p. 98-99. Cf. une légende du Roussillon rapportée à la p. 449, où figure un épisode parallèle.
4. Paul Sébillot. Contes, t. III, p. 237-246 ; .M0» d'Aulnoy, in Cabinet des Fées, t. III, p. 264.
'■i. E. .lu Méril. Etudes sur quelques points d'archéologie, 1862, p. 414. ; 11. Carnoy. Contes français, p. 303; Paul Sébillot. Contes, t. I, p. 83. t. III. p. 24t>: LUI. orale, p. 213 ; L. Lambert. Contes du Languedoc, p. US ; Léon Pineau. Contes du Poitou, p. 127 ; A. Perbosc, in La Tradition, 1900, p. 201 : Dardv. An th. de VAlbrel, t. II, p. 135.
6. Ed. Edmont, in Rev. des Trad. pop. t. XIX, p. 401 ; E. Cosauin. Contes, t. II, p. 168 ; Paul Sébillot. Contes, t. III, p. 246; M>»eDestriché, in lier, des Trad. pop.. t. III, p. 24; R. M. Lacuve, ibid., t. IX, p. 487; A. (ïittée et J. LemoiDe. Contes wallons, p. 71 ; A. Oraiu. Contes de l'ille-el- Vilaine, p. 124 ; Paul Sébillot, in Rev. dès Trad. pop., t. XIX, p. 181:; Contes, t. III, p. 246.
7. Wallonia, t. I, p. 62, t. III, p. 43, t. IV, p. 37, t. VI, p. 14*.
pays où. faute de connaître la faucille, la récolte est coupée par des procédés primitifs; dans une version du XVIe siècle les gens se servent pour scier le blé de la pointe d'une alêne, et c'est encore cet instrument qui figure dans les versions contemporaines de laHaute-Bretagne ; dans un conte ardennais, les moissonneurs emploient une arbalète, dans un conte picard un bâton; un conte de l'Ille-et-Vilaine parle du temps où les gens de Bécherel coupaient leur foin avec des ciseaux de tailleur '.
Dans plusieurs contes, le diable rend service, à la condition de recevoir comme paiement la première gerbe que son obligé liera le lendedemain ; il compte que la fille en attachant son jupon, ou l'homme en passant son pantalon, liera une gerbe et qu'il pourra l'emporter ; mais il est déçu parce que avant de se vêtir, une fille du Perche ou un fermier normand lui jettent une gerbe qu'ils ont entourée d'une ceinture de paille 2.
J'ai rapporté t. I, p. 227, 425, des légendes dans lesquelles des fées moissonnent le blé avant maturité, et malmenées par leur mari, s'en vont pour toujours. La même donnée se trouve dans un conte non localisé du Languedoc : mais cette fois il s'agit de blé mûr coupé avec une rapidité surprenante ; la fée s'en va parceque son mari lui dit qu'elle est une enchantée3.
Les plantes figurent dans les récits comiques : ,La citrouille couvée par un garçon simple qui la prend pour un œuf d'où un animal doit sortir est populaire en diverses provinces ; en Picardie c'est un melon1.
On trouve également en plusieurs pays le récit facétieux dans lequel un personnage rusé qui ne possède qu'un seul grain de blé, de sarrasin ou de lentille, le confie à une fermière, dont la poule le dévore ; il a la poule, et après une suite d'aventures il finit par devenir riche 5.
.l'ai parlé au livre de la Mer des gens simples qui voyant un champ de lin fleuri ou un champ de blé que le vent fait onduler se baignent dedans le prenant pour la mer ; d'après un ouvrage publié cette annéo les habitants de Berck-sur-Mer qui vont porter un poisson au roi, traversent
I. Nicolas de Troyes. Le Grand Parangon, p. 41 ; Paul Sébillot. Contes, t. II, p. ■ nies, 1892, p. 194; Rev. des Trad. pop., t. XI, p. 237 ; A. Meyrac. Trad. des Ardennes, p. 515; H. Carnoy. Lit. orale de la Picardie, p. 290 ; A. Orain. Contes de Ullle-et-V Haine, p. 221.
1. Filleul-Petigny, in lier, des Trad. p., t. XI, p. 361; Irène Paquet, ibid., t. XV, p. 48.