‹ Le folk-lore de France (volume 4)Chapitre 64 sur 491 · M. Camélat, in Mélusine, t. X, col · texte numérisé non relu

M. Camélat, in Mélusine, t. X, col

4. H. Garnoy. Contes français, p. 18-20 (Picardie); A. Gittée, Contes wallons, p. 171 ; abbé L. Dardy. Anthologie de UAlbret, t. II, p. 143; M. Camélat. in Mélusine, t. X, col. 6 et 7.

5. E. Cosquin, t, II, p. 102; Paul Sébillot. Contes, t. II, p. 328-329; Litt. orale, p. 240: J.-F. Bladé, t. III, p. 169; Roman deRenart, br. VIII, v. 293 et suiv; cf. L. Sudre, p. 207, 213 et suiv.

6. E. Cosquin, t. II, p. 313; H. Carnoy, p. 9-11 (Lorraine); Paul Sébillot. Contes, t. 11, p. 326 ; A. Meyrac, p. 461 ; Aug. Gittée, p. 147, 151 (ici le loup est déguisé en pèlerint; L. Lambert. Contes du Languedoc, p. 86; Roussey, p. 8"> et suiv ; Jules Lemoine, in La Tradition, 1892, p. 27; Ed. Edmont, in Rev. des Trad. pop., t. XVIII, p. 452 (Artois).

de faire bonne garde et de n'ouvrir qu'à bon escient, et parfois quand elle revient, elle les sauve du loup ''.

Le proverbe : la cbèvre a pris le loup, dont Lucien donne un similaire grec, est aussi, dit un de ses traducteurs du XVIIe siècle, usité en notre langue, et l'on feint qu'une cbèvre poursuivie d'un loup, se sauva dans une maison déserte, dont elle ferma la porte avec ses cornes, après que le loup fut entré, qui fut pris par ce moyen2. Ce conte est encore très populaire, mais le plus ordinairement, la scène se passe dans une église : une sculpture de celle de Bouteilles près de Dieppe représentait un loup, un mouton et un pieu, et commémorait une aventure bien connue dans le pays :

Un loup, quérant une proie Vint à passer par ce lieu.

L'agneau bondit et se sauve, Traînant la corde et le pieu, Et pour fuir la bête fauve, Vole à l'église du lieu.

Après lui, comme son ombre, Le loup court, flaire le pieu ; Tout deux en détours sans nombre S'épuiseut dans le saint lieu.

Mais l'agneau, passant la porte, La referme avec le pieu, Et la rage en vain transporte Le loup captif dans ce lieu3 !

Le plus ordinairement c'est une cbèvre qui enferme son persécuteur, par un procédé analogue et des dictons rimes le constatent :

Et v'ia comme à Papleux La cabre a pris le leu*.

C'est comme à Trigavou Où la chieuve print le loup.

La chèvre contribue aussi à faire prendre le loup dans une église où elle est entrée avec lui par une ouverture étroite ; elle lui persuade de manger un gros pain, et comme il ne peut plus sortir, des gens accou-

1. E. Cosquin, t. II, p. 247; E. Rolland, t. I, p. 131, t. V, p. 202; Paul Sébillot. Coules, t. Il, p. 339 ; LUI. orale, p. 242 ; II. Garnoy, p. 13-15 (Normandie) ; L. Lambert, p. 133; A. Gittée, p. 143, 147 ; L. Loiseau, in Wallonia, t. 1, p. 60 ; F. Sluse, ibid., t. IV, p. 13-15; Jules Lemoine, ibid., t. VI, p. 92; Johannès Plantadis, in liev. des Trad. pop., t. IX ; p. 424 ; Coundes biarnés, p. 87 ; abbé L. Dardy, t. IL p. 341; Aug. Stœber, in liev. des Trad. pop., t. III, p. 292 (Alsace). La chèvre ouvre le ventre du loup où ses cabris étaient encore vivants et les remplace par des cailloux ; Galirielle Sébillot, ibid., t. XV, p. 424 (Auvergne) ; Ed. Edmont, ibid., t. XIX. p. 102 (pays de Saînt-Pol).

2. Herrot d'Ablancourt. Noie sur Lucien ; Leroux de Lincy. Le Livre des Proverbes, t. I, p. 184.

3. Edouard d'Anglemont. Lérjendes françaises. Paris, 1829, in-8°, p. 118.

4. Fourtier. Dictons de $eine-tt-Marne, p. 90 ; La Thiérache. Vervins, 1872, p. 172, cité par Rolland. Faune pop., t. 1, p. 135.

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