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LES SOURCES ET LES ÉLÉMENTS

rapprocher de celles que l’on a relevées depuis une centaine d’années : Nous savons par un passage de la vie du missionnaire breton Michel Le Nobletz qu'un morceau de pain posé sur l’eau des fontaines servait en Basse-Bretagne (vers 1620) à connaître la destinée des gens, qu'à Toulouse vers 1672, on y plaçait un denier pour découvrir les voleurs, que l’on buvait à trois sources différentes afin d'être débarrassé du mal de dents ; J.-B. Thiers signale comme tombé en désuétude, l'usage de plonger les enfants qui ont de la peine à marcher seuls dans la Fontaine de Saint-Luperce à deux lieues de Chartres; au XVIIT: siècle Déric parle de la consultation par le flottement du pain faite, près de Lannion, par la victime d’un vol ; Cambry de celle des épingles et de quelques autres observances qu'on lira ci-après.

Même de nos jours, où l'on à relevé par centaines des exemples du rôle des fontaines dans les superslitions et la médecine populaire, beaucoup d'auteurs, même les plus consciencieux et les plus précis, n'ont pas toujours décrit les pratiques accessoires ; peut-être aussi ne pouvaient-ils, en raison de la clandestinité de plusieurs, les connaître exactement. Ainsi qu'on le verra, certaines ne sont efficaces que si elles ont lieu sans témoins ; il n’est pas impossible qu'il soit aussi interdit de parler de diverses observances, sous peine de faire perdre à la source sa vertu ou d’altirer quelque disgrâce à la personne qui les aurait dévoilées aux profanes.

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