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À Dagnet. Au pays fougerais, p

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spéciale l'attention du génie de la source, en déposant à sa portée des fragments empruntés au corps des animaux domestiques ; peut-être les crins et les queues de vaches qui, à l'heure actuelle, sont portés dans les chapelles, étaient-ils autrefois déposés sur la margelle ; on en trouve un exemple à Faubouloin, où des femmes offrent, sans parler, à la fontaine, un bouquet de laine pour guérir les brebis !. Les vêtements ou le linge de corps des malades sont très souvent plongés dans les eaux sacrées, mais il est rare qu’ils constituent, comme dans l'exemple suivant, une vérilable offrande : On dépose la nuit, pour la guérison des fièvres, des chemisettes, des bas de laine ou des bonnels près de la Font du bon Saint-Viance*?.

On a relevé dans l’Aveyron une coutume dont le but n’est pas indiqué par celui qui l'a notée : les pèlerins jetaient parfois dans la fontaine bénite à Sainte-Raffine, des rognures d'ongles? ; peut-être croyaientils, en agissant ainsi, se débarrasser d’une maladie, de la fièvre par exemple, comme on se délivre de plusieurs inconvénients, en introduisant ces débris dans le tronc ou dans l'écorce d’un arbre.

La pralique qui consiste à allumer des cierges auprès des fontaines devait être fréquente au moment de l'établissement du christianisme en Gaule, car elle est à peu près la seule qui soit expressément nommée ; elle est anathématisée à plusieurs reprises par les conciles, par saint Eloi, et défendue par les lois civiles“. Aujourd'hui elle semble presque tombée en désuétude; c'est à peine si l'on peut citer une demi-douzaine d'exemples : les gens qui viennent quelquefois d'assez loin, après le coucher du soleil, à la Foun Suint-Cial pour y puiser de l’eau réputée efficace contre les fièvres et aussi pour apaiser « les saints qui vous en veulent » y allument des cierges*. On en fait aussi brûler, pour la délivrance des femmes en couches, à la fontaine de Granfort à La Châtref. Avant de boire à la fontaine de Saint-Ujane à Morieux {Côtes-du-Nord) les pèlerins atteints de migraine allument sur la margelle de petites bougies taillées dans le cordon de cire qui leur a entouré la tête’. Les paysans qui viennent de cinq à six lieues à la ronde jeter des doubles dans la fontaine de Saint-Martin à Marligné-Briant,

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