‹ Le folk-lore de FranceChapitre 268 sur 403 · Æ CO NO · texte numérisé non relu

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lequel il frappa'. Cest à un miracle qu'une des baies intérieures de l'Erdre doit sa formation : une jeune fille poursuivie dans la forêt de Mazerolles, ayant conjuré la Vierge de protéger son innocence, l'eau de la rivière se répandit aussitôt dans la forêt, qui fut submergée, à l'exception de l’île du Chène où elle trouva un asile, et de celle de Saint- Denis où ses persécuteurs furent enfermés?. Gargantua qui avait creusé le lac de Genève pour faciliter la sortie du Rhône, élargit une partie du lit de la Saône et il déposa sur ses bords le sable et la vase qu'il en Ôta*. La fosse Argentine, dans le lit de la Charente, à été creusée par une fée qui y prit de la terre pour construire un tumulus *.

La formation des remous est aussi l'objet d'explications légendaires : Le gouffre de l’Antouy, petit affluent du Lot, occupe la place où fut abimé un couvent dans lequel on avait commis un crime abominable *. Un tourbillon dangereux du Loing doit son origine au diable qui dépité de n’avoir pu atteindre le but en lançant un palet, s'y précipila pour rentrer en enferé. Le trou Ou c’ qui l'aiw ritchaît dans le Hainaut, dont le nom indique le fracas de l'eau qui y bouillonne, à été produit par les bonds furieux d'un serpent, auquel on avait dérobé son diamant magique ?.

On verra plus loin que nombre de tourbillons et de cascades sont hantés par des personnages de diverses natures.

Certains actes accomplis sur le bord de ces abimes avaient, comme ceux que l’on faisait près des fontaines ou des lacs, des conséquences dangereuses pour le voisinage. On montrait autrefois dans le Rhône, près de Valence, le gouffre dans lequel s'était noyé Ponce-Pilate ; d'après la Vie de Jésus-Christ avec sa Passion, livre souvent réimprimé au XVP siècle, une tempète s'élevait aussitôt si on y jelait une pierre *.

L'aspect rougeälre des eaux quicoulent sur des terrains ferrugineux a vraisemblablementsuggéré les légendes où l'on assigne àleur couleur une origine merveilleuse ou tragique, comme celle du Ruisseau de Sang à Guernesey. Sur ses bords habilait jadis un meunier qui était au mieux avec les fées et les féetauds. Ils venaient de jour et de nuit dans son moulin ; mais ils finirent par méconnaitre son autorité, ils ouvrirent la huche, mélangèrent l'orge avec le froment, prirent de pleines coupes de farine dans le sac des clients, et les mirent dans ceux du meunier,

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. Elvire de Cerny. Saint-Suliac, p. 14-15 et 15.

. E. Richer. Descrintion de la Rivière de l'Erdre, lettre |, p. #1. . Claudius Savoye. Le Beuujolais préhislorique, p. 186.

. G. Musset. La Charente-Inférieure avant l'Istoire p. (15. . E. Chevalier, in La Tradition, 1890, p. 214.

. À. Viré, in Rev. des Trad. pop.,t. VII p. #49.

. Adolphe Mortier, in Wallonia, t. VI, p. 123.

. L'Intermédiaire, 30 sept. 1893 ; Le Violier des histoires romaines, éd. Brunet, [, p. 431 note.

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