Ch. Thuriet. Trad. populaires du Doubs, p
4, Horace Chauvet. Légendes du Roussillon, p. 14-15 ; 17.
. Vidal. Guide des Pyrénées orientales, p. 505; Rev. des Trad: pop:; tt. VI, p. 510 ; P. Bézier. Mégalithes de l'Ille-et-Vilaine, p. 239 ; J. Fleury. Litt. orale de la Basse-Normandie, p. 55 ; J, Lecœur, Esquisses du Bocage normand, t, 11; p. 427.
plusieurs ont vu, au clair de lune, leur linge étendu dans la vallée’. A Abreschwiller (Meuse), une dame blanche venait, tous les sept ans, à minuit, laver ses vêtements dans la Sarre ?,
Parfois la tradition, sous l'influence chrétienne, attribue à des personnages de nature diabolique des lessives qui peut-être étaient faites autrefois par les fées. Dans nombre d'endroits de la Provence, sur les bords du Gapeau, de l’Argens, du Var, etc., on parle de masques ou sorcières qu'on voit la nuit sous forme de jeunes filles lavant du linge, seules ou en compagnie plus ou moins nombreuse. Elles rient ou chantent et font de leur mieux pour attirer les passants attardés. Tantôt elles font danser, jusqu'à ce que mort s’en suive, celui qui s'est laissé prendre à leurs agaceries, tantôt elles le poussent pour le faire tomber dans l’eau, tantôt les charmantes jeunes filles se transforment en horribles bêtes ?.
Le lutin vient laver la nuit sur les bords de l’Arzon, et maintes fois on entend les coups précipités de son battoir *. En Limousin, le roi des Enfers fait tous les ans sa lessive sur les rives d’un petit affluent du Brézou appelé le Gane du Diable, et le matin les eaux qu'il a troublées sont de toutes couleurs ÿ.
Un personnage masculin qu'on appelle le « Lavous de nuit » et que je n'ai trouvé qu'en Haute-Bretagne, où il se manifeste assez rarement, y est très redouté. La peau dont il est revêtu fait supposer que c'est un loup-garou d’une espèce particulière : il se tient au bord des ruisseaux et on le reconnaït de loin parce qu'il frappe d'une certaine manière trois coups avec son battoir ; comme les lavandières de nuit-il invite les passants à lui aider à tordre le linge, et ceux qui acceptent risquent aussi d'avoir les membres brisés; mais il est sans pouvoir sur les hommes qui portent sur eux un objet béni, et il semble même obligé de refuser leurs services .
Les laveuses de l’autre monde sont rares au bord des eaux courantes": À la Souterraine on entendait, le matin de la Fête-Dieu vers une heure, un bruit de battoirs sur les bords de la rivière, et l’on disait qu'ils étaient manœuvrés par deux jeunes filles qui, étant allées laver leur linge la nuit, pour avoir des draps blancs à mettre devant leur maison le jour de la fête, avaient été noyées par une crue subite des eaux . Une lavandière revenante se montre aux abords du pont de