Félix Chapiseau. Le Folk-Lore de la Beauce, t. I, pa
4. Léon Marillier, in Le Braz. La Légende de la Mort en Basse-Brelagne, 1re édition, p. LII.
5. George Sand. Légendes rustiques, p. 30. 6. Paul Sébillot. Traditions de La Haute-Brelagne, t. I, p: 229. 7. Laisnel de la Salle. Croyances du Centre, t. I, p. 123-125.
linge que les Xannerez-Nox de Basse-Bretagne présentent aux passants contient parfois un enfant’ nouveau-né qui crie et dont le sang coule *. Dans la Creuse, des lavandières sont condamuées à laver, au clair de lune et dans des mares stagnantes, du linge qui ressemble à des cadavres d'enfant, et qui ne deviendra jamais blanc?. Aux environs de Dinan certaines laveuses de nuit s'occupent à blanchir les os des enfants morts sans baptême; leur apparition présage un décès ?. Plusieurs de ces expialions sont infligées aux femmes qui n'ont pas observé les prescriptions ecclésiastiques. En Haute-Bretagne, celles qui ont lavé le dimanche reviennent, la plupart du temps invisibles, faire leur besogne au doué, à l'heure même du jour ou de la nuit où elles ont violé le repos dominical ;en Anjou,une fermière est, pour lemêmemolif, condamnée à continuer éternellement son labeur au lieu même où elle le fit de son vivant®. En Touraine, on recommande de ne pas laver le jour de la Notre-Dame (25 mars), en disant que celle qui la fait est
forcée de revenir tous les ans à pareille époque au lavoir, el ne s'en va
qu'avec l’aubette.
Les lavandières de nuit du pays bretonnant sont celles qui ont frotlé
trop dur le linge des pauvres gens, pour économiser le savon. Leur pénitence consiste à laver aux heures impaires de la nuit, et à
transporter dans leur tablier les pierres prises dans le lieu où elles lavaient autrefois”.
Le manquement aux égards dûs aux {répassés motive ces apparitions. À Chantepie (Ille-et-Vilaine), une femme avaricieuse qui avait enseveli son mari dans un linceul sale et troué, est condamnée à le laver toutes les nuils au douéf. Si celte négligence a élé commise à l'égard d’une femme, c'est celle-ci qui semble en souffrir. Dans quelques parties de la Haute-Brelagne, la morte à qui on n'a pas mis un suaire propre, revient toutes les nuits essayer de le blanchir”.
Une légende des environs de Rennes présente un trail qui n’a point été jusqu'ici constaté ailleurs. Lorsque le sire de Changé s'ouvril la veine pour signer un pacte avec le diable, sa chemise fut tachée de sang, et il paya une sage-femme pour la faire disparaître en la lavant à la
4. Paul Sébillot. Lilléralure orale de la Haule-Brelagne, p.203. D'ap’ès une lettre de F. M. Luzel, . Bonnafoux. Légendes de la Creuse. p. 29:
” Lucie de V. H., in Rev. des Trad. pop., t. XV, p. 620. . Paul Sébillot. Trad. de la Haute-Frelagne, À. 1, p. 248: ; A. Le Marchand. Une ercursion dans le pays des Mauges, p. 12. . Léon Pineau, in Rev. des Trad. pop., t. XIX, p. 430.