‹ Le folk-lore de FranceChapitre 64 sur 403 · LES SABLES ET LES DUNES · texte numérisé non relu

LES SABLES ET LES DUNES

l'ancre des bateaux mouillés sur rade et pousser les uns et les autres sur les brisants. À d'autres moments, il s'en prend au matelot attardé : « Embarque, embarque ! » lui crie-t-il, en étendant le bras vers lui, Quiconque se rend à cette invitation périt infailliblement noyé !.

Suivant une singulière légende, des poissons faisaient une garde très efficace aux approches du port de la Meulle dans l’île d’Yeu, près d'un rocher où se trouvait une chapelle. Voici comment elle esi rapportée dans le Grand Routtier : cette entrée est renfermée toujours de mer et il y a grosse garde tant de jour que de nuyt, ct les gardes dudit lieu sont gros raniers, palliers, abjans, hyraynnes, roy langoust, langoustes et grandes macres et grosses jambles et sont par dessus tout des gros burgaulx avecques leurs cors couvrans jusqu’à la symme dudit rochiér, et illec font le guet, et nul sans le congié dudit seigneur n'auseroit entrer dedans, car il seroit devoré de ces cruelles bestes inhumaines et d’aultres monstres marins ?.

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