‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 13 sur 281 · LA NAISSANCE ET LE PKEMIHH A(;E · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE ET LE PKEMIHH A(;E

EaI ar bagou d'ar Vajin^ Nemet ionto lann ar Spin ; Deul ar bagou ioul en od, N'enz bet nemel orc*hellok.

Rame donc ! rame donc ! — Allons-nous- «n pêcher — Pour avoir du poisson tout-àrheure — A manger avec le pain — Et demain à déjeuner — Nous aurons des poissons, des maquereaux — Les bateaux sont allés à la Basse-Froide — Hormis (celui de) tonton Jean TEpine — Les bateaux sont tous revenus au rivage — On n'a rien pris qu'un courlis (1),

Aux environs de Saint-Malo, on prend les bras de l'enfant, on lui fait fermer les poings et on lui fait exécuter, en conduisant ses petites mains, le mouvement du matelot qai i*ame, en lui chantant sur une sorte de rythme lent :

Ramons, ramons, Ram ORS tous.

Aussitôt que le petit garçon peut prononcer quelques mots , ses parents lui

i.L.-F.'.SAiTVÉ,in Revue celtique, t. v, p. 159-160.

JO LKNFANCE DU PKCHKUR

parlent de la mer, des bateaux et du poisson. Aussi, Tun des plus çrands plaisirs qu'on puisse lui faire, c'est de l'emmener en bateau, et de lui apporter de petits poissons. Ce sont les crabes qui l'amusent le plus; il les attelle, et aussi il leur arrache les pattes et les torture de mille manières.

Lorsqu'un Terre-Neuvat est à terre, et qu'il veut amuser ses enfants, il dit qu'il va leur apprendre à manier la morue ; il pousse un meuble quelconque en imitant un pêcheur qui ramasse de la morue, et il invite son fils à en faire autant, en lui disant : « Pousse au cul à la morue. » (1)

Jadis, la nuit de Noël, beaucoup de pêcheurs des environs du cap Fréhel allaient cueillir sur les rochers, à mer basse, des ;goémons et des ribères f fucus) En les détachant, ils récitaient en commun une sorte de prière, puis s'en retournaient chez eux en marchant sur les mains et sur les pieds. Le jour de Noël, ils faisaient bouil-

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