Paul Sébillot, Trad., t. ii, p
100 LES MŒUnS A BORD ET LA PECHE
En Ecosse, pendant la pêche au hareng-, les écailles de poissons ne doivent pas être enlevées du bateau, et celui-ci ne doit pas être trop propre ; on aurait mauvaise chance s'il était souvent nettoyé (1).
Jadis en Haute-Bretag^ne pour donner la chance aux bateaux on gardait pendant huit jours un minard (pieuvre) à bord. Si au bout de ce temps il était en putréfaction, on le cuisait sur le pont, et on répandait ses débris dans tous les coins. On assure que cette coutume n'a cessé que le Jour où un bateau,où Ton cuisait le minard, fut brûlé par le feu.
Certains animaux ou certains objets semblent porter bonheur à ceux qui les ont à bord. On disait à Saint-Cast, d'un pécheur qui prenait beaucoup de poissons, que sa chance tenait à ce qu'il avait toujours un minard dans le fond de son bateau. Jadis les pêcheurs de harengs de l'île de Man n'auraieni pas voulu aller
!. \V. Gregor, in Folk-Lorc Journal, t. In,