Comm. de M. DesE!LLE
§ 4. — Culte a bord.
Lorsque les pêcheurs sont en mer Ils accomplissent un certain nombre d'actes qui se rattachent aux croj'ances religieuses. Ils diffèrent de ceux qui ont lieu à terre et dont nous avons parlé assez longuement dans un chapitre précédent ; ils ont lieu sans intervention de prêtre ou de féticheur , et c'est le patron, ou Tun des hommes de l'équipage, qui est investi en diverses occasions d'une sorte de sacerdoce temporaire.
Avant de se mettre en mer, les pêcheurs li vouions faisaient dans l'eau une libation d'eau-de-vie, pour se rendre les divinités favorables. Dans plusieurs pays, l'appareillage des bateaux de pêche est accompagné de prières, ou d'actes religieux qui ont pour but d'implorer la bienveillance des divinités. Le pêcheur de Gotland se signe toujours avant de mettre sa barque à l'eau. En Islande, disait un voyageur du siècle dernier, dès que le bateau quitte la
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côte, tout l'êquipaj^re se découvre pour faire une prière et chanter un h}^nne dans lequel il se recommande à la protection divine et lui demande le succès de la pèche. Après cet acte de dévotion, on g^ag-ne le large (l\
Dans les Asturies, lorsqu'une barque qui part pour la pêche franchit le môle, le patron, sans abandonner la rame avec laquelle il gouverne, se découvre et dit :
Uendito y alabaJo sea el saniisimo Sacramento I Los que en la mar murieron, confesion pidieron à Dios ! No la pudieron hallar ! Béni et loué soit le saint Sacrement. Ceux qui mourront en mer se confesseront à Dieu ne pouvant le faire à une âme vivante.
11 récite ensuite, accompagné par les matelots, l'oraison dominicale et la termine par un Sfilve que le même patron fait en ces termes : (na salve à Maria Santi^ sinia^ que nos saque de los peligros de la mar en pazy y nos dô aJrjo si nos conviene. Un salut