HoRiiEBOWS, VIslande, t. i,p
faut pas qu'un étranger voie comment le poisson a été pris (1).
Pour désensorceler les bateaux et leur rendre la chance à la pêche, on emploie un assez grand nombre de pratiques ; quelquefois on a recours à des sorciers. En Ecosse, un pécheur qui ne prenait plus rien, depuis que son bateau avait été ensorcelé, alla consulter une devineresse bien connue de Buchan. qui lui conseilla de brûler un de ses filets, et ce filet fut offert en sacrifice à la mauvaise chance (2).
Dans le Finistère, lorsque la malechance est venue à bord, à la suite d'un vol. on flambe l'intérieur avec de la paille humide, dont la fumée a la vertu d'exorciser le malin esprit qui s'y est logé au moment du larcin. Mais le lutin peut se faire petit, petit à se blottir dans un dé à coudre ; on doit donc avoir grand soin de faire entrer
1. Folk-Lore Journal^ t. m, p. 308. Mélusine, t. II. col. 23i, d'après Temme. Thorpe, t. m,