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sion à l'égard des tailleurs est moins vive qu'en Basse-Bretagne. Un tailleur s'était embarqué pour une partie de pêche sur un bateau de Saint-Cast ; lorsque l'on fut en mer, il montra du doigt l'ile Agot et dit :
« Il doit y avoir des lièvres et des lapins dans cette île. — Si j'avais su, riposta le patron, vous seriez resté à terre, vous ! — Pourquoi ? demanda le tailleur. — Parce que, si vous voulez des lapins et des lièvres, ce n'était pas ici qu'il fallait venir en chercher. Au lieu de nous en parler, vous auriez mieux fait de rester chez vous. » Et le patron s'adressant à ses hommes leur dit :
« La pêche est faite, mes gars ! » Et en effet on ne prit rien ce jour-là (1). Des pêcheurs de l'ouest de l'Angleterre ont une si grande aversion pour le lièvre, le lapin et le renard, que jamais ils ne prononcent leur nom et ne permettent pas qu'on s'en serve en leur présence (2). Ceux d'Audierne sont persuadés qu'il suffit pour leur porter malheur