Le Vieux Corsaire
actes plus ou moins superstitieux, et qu'ils ont des pratiques analogues à celles des capitaines anglais des navires de Terre- Neuve, qui, au moment du départ, jettent une pièce de deux sous à la mer, pour s'assurer la chance (!)•.
Une partie des marins qui sont engagés pour la pêche du banc ne se rendent pas à Saint-Pierre sur les navires dont ils forment l'équipage. Avant qu'il y eût des bateaux à vapeur pour les transporter, ils s'embarquaient comme passagers sur les bricks ou goélettes de Saint-Malo ou de Granville, et certains de ces petits navires en avaient quelquefois à leur bord plus d'une centaine.
Leur installation était tout à fait primitive, et ils passaient la plus grande partie des trois ou quatre semaines de la traversée, dans la cale, à côté de leurs coffres. Ils n'étaient point occupés aux travaux du bord, réquipage spécial du navire étant plus que suffisant pour la manœuvre : aussi ils s'ennuyaient, et, pour que le temps