‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 231 sur 281 · Le Temps, février · texte numérisé non relu

Le Temps, février

qu'elle a l'humeur voyageuse, et que, comme tous les monstres de son espèce, elle aime à changer d'eau (1).

A bord des navires islandais, on fait, 1^ soir de la Saint-Jean, un singulier feu de joie. Chacun y veut contribuer et apporte un vieux cirage ; ces vêtements, après avoir été imprégnés de goudron et d'huile de foie de morue, sont empilés dans un baril que Ton hisse par un fil de fer à Fextrémité de la grande vergue. Après une prière, prononcée tête nue, et qui est suivie du chant de cantiques bretons, le novice grimpe à la grande vergue, et met le feu au baril. La flamme est saluée par les acclamations de tous, et les chants continuent jus.

qu'à ce que les derniers restes de ce bûcher goient tombés dans les flots. Le capitaine paie « la double» en l'honneur de la Saint- Jean, et le matin il paiera largement le café et les accessoires.

Quelquefois les pêcheurs vont se rendre visite d'un bateau à l'autre : cela s'appelle

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