‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 251 sur 281 · Geokgeakis et Léon Pineai;. Folk-Lore de Lesbos^ p · texte numérisé non relu

Geokgeakis et Léon Pineai;. Folk-Lore de Lesbos^ p

Dans une série beaucoup plus nombreuse, le pêcheur au lieu de remettre à Teau le poisson parleur,qu'il a pris souvent plusieurs fois, le rapporte à la maison, presque toujours pour obéir à sa femme, qui a envie de le manger ; le poisson lui recommande alors de couper son corps en un certain nombre de morceaux, de les donner à manger à sa femme, et à quelques-uns de ses animaux domestiques, et d'enterrer le reste dans un coin de son jardin. Il en naît des enfants, des animaux et des plantes doués de particularités merveilleuses; les enfants ont des aventures nombreuses, mais ne se rattachant plus au monde des pêcheurs. Dans les Contes de Lorraine^ t. i, p. 67, M. E. Cosquin cite une dizaine de contes étrangers où figure cet épisode. On le rencontre nombre de fois dans les pays de langue française : Lorraine; trois versions, Cosquin, t. i, p. 67 et t. II, p. 56, où il s'agit de la reine des poissons. Paul Se billot, Contes populaires, t. I, p. 124. J. B. Andrews, Contes ligures, p. 172. J. F. Bladé, Contes de Gascogne,

t. I, p. 277. Léon Pineau, Contes du Poitou^ p. 27. Webster, Basque Legends, p. 87.J.F.

Cerquand, Contes et légendes du pays basque, t. I, p. 55. Gittée, Contes wallons, p. 25, 115.

Parfois, mais plus rarement, le poisson n'implore pas sa grâce, mais, se résignant à sa destinée, il indique ce qu*il faut faire de sa chair et de ses écailles. Un conte des environs de Gênes est curieux parce qu'il comprend deux épisodes, celui où le pêcheur laisse aller sans condition le poisson quiPimplore, et celui où les poissons pris n'essaient pas de se soustraire à leur sort.

Quelque temps après avoir remis le poisson à l'eau, le pêcheur prend trois om- * brines qui lui disent de manger leur chair, et de conserver leurs squelettes, qui lui porteront bonheur (1).

Le poisson capturé par le pêcheur breton (Luzel, Contes, 1870, p. 83), l'anguille merveilleuse du conte de Gubernatis (iVbvelline di San Stefano di Calcinaia, p. 151) ne demandent pas grâce non plus. Un épisode

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