J. B. Andrews, Contes ligures^ p
qui rappelle ce trait des contes européens se retrouve dans une légende de Samoa.
Une petite anguille poursuivie par Hina, qui veut la tuer, lui dit que si elle ne mange que son corps, et qu'elle .plante son épine dorsale et sa tête, elle aura un arbre qui procurera des fruits bons à boire et à manger (1).
On rencontre aussi une autre série de contes dans lesquels un pêcheur qui, pendant longtemps a tendu vainement ses filets, capture un être surnaturel qui lui assure que, s*il accepte une condition, souvent assez ambiguë, il prendra beaucoup de poissons. En Basse-Bretagne,
un pêcheur peu chanceux, et convaincu qu'une sorcière lui a jeté un sort, prend une sirène qui lui promet, s'il consent à la remettre à l'eau, de faire venir dans ses rets autant de poissons qu'il peut en désirer ; quand il en a fait par deux fois Texpérience, la sirène est remise à l'eau, et elle lui dit qu'en rentrant, il