P. Lesson. Les Polynésiens^ t. ii. p
trouvera sa famille augmentée d'un beau garçon, mais qu'il devra lui apporter l'enfant, pour qu'elle lui donne un baiser.
Une mermaid promet la chance à un pêcheur écossais, à la condition qu'il lui donnera son fils au bout de trois ans ; elle le prend et ramène sous les eaux et sa mère le fait revenir en jouant de la musique. CJn pauvre pêcheur écossais,qui depuis longtemps était malheureux et ne prenait rien, voit s'élever près de son bateau une fille de la mer ; elle lui promet, s'il veut se rappeler d'elle lorsque le fils qui va lui naître atteindra sa vingtième année,de lui faire prendre du poisson en abondance (1).
Sur Tordre d'un seigneur des bords du Danube, qui lui commande d'apporter une grande quantité de poissons pour un repas qui doit avoir lieu trois jours après, un pêcheur jette ses filets ; le premier et le second jour, il ne prend rien ; le troisième, après une pêche également infructueuse,
1. F. M, LuzEL, Contes de Basse-Bretagne, t. II, p. 382. LoYS Brueyre, Contes de la Grande Bretagne, p. 84. Jacobs, Celtic fairy TalM9^ p. 144.
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il voit un bateau dans lequel est un homme vêtu de vert, qui lui demande le sujet de son chagrin ; le pêcheur le lui raconie, et rhomme lui dit : « Si tu veux me donner dans vingt ans ce que tu ne sais pas être dans ta maison, tu auras du poisson en abondance. » Le pêcheur y consent, ne sachant pas que sa femme était enceinte (1).
Un pêcheur norvégien, qui péchait pour la table du roi, reste toute une journée sans rien prendre ; vers le soir une tête s'élève sur l'eau et lui dit : « Situ veux me donner ce que ta femme porte sous sa ceinture, tu auras du poisson à discrétion . » Le pêcheur, ignorant que sa femme est enceinte, accepte volontiers la condition (2).
Dans les contes qui suivent, le diable a pris la place des sirènes et des génies de la mer, qui figuraient peut-être dans les versions plus anciennes. Il apparaît en mer à un pêcheur breton qui ne prend rien, et lui promet de lui donner du poisson à dis-
i. Wratislaw, Sixty folk-tales from Slatonic sources, p. 301.