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crétion, si dans dix- huit ans, il lui apporte ce que sa femme porte en ce moment ; le pauvre homme y consent, ne sachant pas qu'il s'agit de son fils. Un pêcheur sarde, dépité de sa malechance, consent à donner sa fille au diable (1).
Dans un conte populaire de la Valachie, un pêcheur, qui avait passé toute la nuit sans rien prendre, jette une dernière fois ses filets, et quand il les retire, il y trouve un petit homme noir, qui le prie de lui promettre quelque chose. L'homme, sans y songer, lui promet ce qu'il a de plus cher dans sa maison. Le diable, qui avait pris cette forme de nain, jette aussitôt dans les filets une telle quantité d'or que la barque en est remplie (2).
Un pêcheur andalou sent son filet si lourd qu'il pouvait à peine le soulever.
Quand il l'a sorti de l'eau, il y voit un très gros poisson qui le menace de le
1. F. M LuzEL, in Archives des missions scien-lifiques, 1873, p. 8. Francesco Mango, Novel- Une popolari sarde, p. 85.