Paul Sébillot, Contes des marins, p
est secoué par le mauvais temps. A Saint- Cast, on racontait que le patron d*un navire du même nom, ayant fait un contrat analogue, prend beaucoup de poisson, et le diable lui donne une remorque grâce à laquelle il arrive à Saint-Malo en quatre jours (1).
Un capitaine terre-neuvât, surpris par le calme, descendit dans sa cabine, et se mit à injurier une statue de la Vierge, lui demandant si c'était elle qui était cause de ce mauvais temps. Il lui donna un coup de poing et la statuette roula sur le plancher, brisée en plusieurs morceaux.
Quelque temps après le vent souffla : mais le navire éprouva des avaries, le capitaine se no3^a,puis Téquipage ne prit presque pas de morue. Les marins furent persuadés que l'âme damnée de leur capitaine en était cause : ils la voyaient voltiger sous forme de feu, et ils sentaient, au moment où une morue mordait, qu'une main invisible s'amusait à dévirer leurs cordes (2).
1. France mart7ime,t.iii, p.276.PaulSébillot, Contes des Marins^ p. 289.