‹ Le folk-lore des pêcheursChapitre 58 sur 281 · LES PÈLERINAGES · texte numérisé non relu

LES PÈLERINAGES

Bon- Voyage en Plogoff, les pêcheurs qui ont fait vœu de s'y rendre dans l'état où ils se trouvaient au moment du danger, en habit de travail ou demi-nus. Ils vont aussi se jeter à la mer, et assistent, tout mouillés, à la procession (1). En 1840, on voyait à Sainte-Anne d'Auray des pêcheurs, les pieds saignants, les habits déchirés ; ils portaient sur leurs épaules nues et meurtries une planche hérissée d'éclisses. que traversaient des clous rouilles, des pointes brisées. C'est le débris que Madame sainte Anne leur jeta comme ils allaient périr.Au commencement de ce siècle, des pêcheurs en détresse faisaient vœu de monter à la flèche de Notre-Dame du Folgoat et de se laisser pendre la ièie en bas et les bras étendus (2) .

Au milieu d'une violente tempête, ceux de Dieppe font vœu de se rendre, pieds nus et en chemise, à quelque sanctuaire vé-

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