Paul Sébillot, in Revue des 'Irad. pop
t. XIV, p. 390, 394. K Deseille, Gloss. boulonnais Comm. de M. L. Martinet.
cela se fait à l'église. On écrase ensuite sur le pont plusieurs galettes de biscuit, puis le patron brise sur l'avant une bouteille de vin en disant :
Biscuit et bouteille de vin, Fais que sur mon bateau ne manque jamais
[de pain.
Le parrain et la marraine se penchent alors sur le pont, ramassent les miettes du biscuit et lèchent les gouttes de vin. Le parrain du bateau appelle « sa commère de bois >>, celle qui a nommé avec lui ; de même la marraine appelle le parrain son « compère de bois », parce que tous deux ont nommé du bois et non un être vivant.
La cérémonie terminée, tout le monde quitte le bateau et lorsqu'on est descendu à terre, on lie le patron avec une corde, et sa femme le conduit derrière elle comme un mouton ; il i^e doit pas manger ce soir là et va se coucher sans souper.
A Plouézec, aux environs de Paimpol, le prêtre bénit les grands gâteaux plats non sucrés, de forme ronde, et dont le dessus
présente une sorte de damier. Ils sont destinés à être distribués par petits carrés. L'officiant, assisté du sacristain et du choriste, chante le Te Deum, puis il bénit le bateau. Le parrain et la marraine frappent ensuite chacun à leur tour quelques coup de marteau sur cinq petites chevilles dans les trous desquels on a préalablement introduit du pain bénit. Ils forment une croix et sont placés en haut de l'étrave, sur la partie qui regarde le navire. La cérémonie religieuse se termine par le chant de VAve maris Stella^ et le parrain et la marraine distribuent aux assistants des morceaux de gâteaux et des dragées (l).
Dans le pays boulçnnais, pour la cér,émonie du baptême, faite à quai, le prêtre est en surplis blanc, avec l'étole, accompagné du parrain et de la marraine qui donnentle nom. Toutes les têtes se découvrent:
le signe de la croix est répété par tous les assistants. Ensuite -le curé asperge d'eau bénite jusqu'aux moindres trous en com-