‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 165 sur 177 · L'APOTHICAIRE · texte numérisé non relu

L'APOTHICAIRE

Apparemment, Monsieur ; — nous en avons besoin ici.

Et il donne le lavement à Bacus qui crie, accuse sa femme, le médecin, le barbier et l’apothicaire de s’être ligués contre lui, et finalement

appelle son fils. Coral accourt à la voix pa-

ternelle.

BACUS

Sois le bien venu, — mon cher fils; — tu recevras — le regard de ton père. |

Je laisse dans le monde — beaucoup d’autres enfants; — comme toi de fidèle, — pas à mon idée.

Aussi je te fais — prince de tous mes biens; — quoi que j'aie — tu auras tout.

Ayant bien connu — le tour de ce monde, — je dois partir — bien affigé.

J'emporte le deuil — des bons vins vieux; — mais, par ma foi, — en revanche pas des femmes !

J'ai été trompé par une — quiest ta mère; — sans

que je l’ai vue, si elle avait pu, — elle m'aurait écrasé et déchiré.

Bois du vin pur — et ne te fie pas aux femmes; — souviens-toi toujours — de mes dernières paroles.

Puisque je dois mourir — maintenant je te demande — pour partir joyeusement — donne-moi un coup à boire !

Son fils lui donne à boire et il meurt. Polonie se réjouit avec ses amis. Satan et Astarot viennent chercher le mort pour l’emporter au milieu de l’enfer.

La scène change; elle est censée représenter un tribunal. Assistent à l’audience les avocats Berlamin et Lucien, le procureur, le grefñer et Le juge « tous assis ».

LE GREFFIER

Le ...ême de février de l'an 1819, par devant monsieur

Frondebule, conseiller du roi, juge civil et criminel, entre monsieur de Crabiola et monsieur Hercure, ce dernier défaillant et sans représentant.

LE JUGE

La partie se défendra — dans huit jours, — ou autrement par défaut — sera condamnée.

Page 1