‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 167 sur 177 · LUCIEN · texte numérisé non relu

LUCIEN

Qui precium meritis ab improbis desirat bis peccat; premium quoniam indignes abire deinde quia jam non poteslat (sie)

Ceux qui assistent les méchants — se rendent euxmêmes coupables — doublement, si dans l’espoir du paiement — ils le font.

Mon devoir est, messieurs, — et non pas pour mon plaisir, — que j'ai contre un ami — à parler forcément.

Le Procureur du Roi — se trouve inquiété — et par

beaucoup de personnes — chagriné plus qu’il n’est possible.

Beaucoup de tourments sûrement — il a souffert jusqu’à présent, — mais il lui est impossible — main-

tenant de le supporter d'avantage.

Omnium mendacium malis predudicio babemus insides malis (sic).

Comme il ne faut point donner — prétexte aux méchants, — eux-mêmes prendraient — toute liberté.

Contre sire Pançart — la cause va être parlée ; — vous devez donc savoir — de quoi il va être accusé.

Il est celui-là tellement -- téméraire en gourmandise, — que, autant que quarante hommes — il a besoin de manger de la viande.

Qu'il fait la viande par là — devenir si chère, — que le moindre troc d’argent — nous n’aurons bientôt plus;

Et que, après la mort de Bacus, — il a pris sa place,

— et que pour les autres une goutte de vin — il ne laisse pas ;

D'ailleurs que toutes les femmes — il débauche; — comment pouvons-nous donc — le souffrir davantage ici ?

Il faut donc regarder — aux méchancetés de ce prince — ét le faire prendre — à l’instant par les gendarmes.

Quand il sera pris, sera mieux — justifiée la cause; — et comme il le faut — sera rendu le jugement.

Il faut faire une injonction — au grand Prévôt — qu’il aille lui-même avec les gendarmes — pour prendre ce prince.

Peut-être qu’il se défendra — avec ses soldats; — aussi faut-il autant que possible — user de précaution.

Comme ils vivent bien — il ne faut pas trop s’y fier, — car les gens biens portants — ont toujours du courage.

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