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CoNTE A, no vi. — Peut-être ai-je eu tort de donner pour titre à ce conte « la grande ourse »; ce nom ne représente rien en effet pour les Basques.
B, vu. — M. Webster a entendu raconter à Osse une variante de ce conte.
La sage-femme avait été prise à Bedous, et La grotte où on l’avait conduite avoisinait Accous. Elle avait emporté un petit morceau de pain; aussi, quand elle arriva chez elle, ne trouva-t-elle plus que des briques et des pierres au lieu de l’or et des pierreries.
B, xt. — Olano; probablement l'espagnol alano « un mâtin ».
CHANSON À, 1. — Cette chanson a pour auteur un certain J. M. Ipharraguirre, chansonnier basque célèbre, mort récemment ; elle est devenue tout à fait populaire. | ë
B, 1. — Dans son Histoire des peuples et des états pyrénéens (1860, s vol. in-80), M. Cénac-Moncaut publie (t. V, p. 325) un texte de cette sérénade qui présente des variantes assez importantes. En voici la traduction complète :
« Mon étoile aimée, — ma charmante, — en silence, pour vous voir, — je vous viens à la fenêtre; — pendant que je chante, — vous demeurez endormie ; — si vous êtes réveillée, — je m'en vais content.
« Après avoir vu — cette étoile rare, — mon pauvre cœur — n’a pas de repos; — n’avez-vous
donc point — de pitié, — afin de perdre un peu de sommeil, — ma bien-aimée, pour moi ?
« Je viens souvent — à votre rencontre, — pour avoir du plaisir, — un seul moment, —
pour contempler — vos beaux yeux; — le désert, le bois sombre, — ce n’est rien pour moi.
« Le soleil sort — clairement de l'Orient, — les oiseaux commencent — à le saluer en chantant... — Joignez à la mienne — vos belles voix, — pour donner une sérénade — à mon étoile aimée ».
B, v. — Cette chanson est également de J. M.
Ipharraguirre.
B, vi. — Les paroles de cette chanson seraient de A. Chaho. L'air donné par M. Sallaberry dans ses Chansons populaires du pays basque, p. 228, aurait été composé par M. de Belzunce.
C, x1. — Le curé visé par cette chanson serait le fameux Haritchalalet auquel Chaho fait allusion dans son Biarritz (Bayonne 1855, t. IT, pp. 178-179, 208-210).
C-D. — Je crois intéressant de reproduire le texte et la traduction d’une chanson bachique, publiée par le docteur Mahn (Denkmaeler der baskischen Sprache, p. 74-75, n° xxIv) :
Où zer egin othe zaut niri Bidian ibiltxen ahantzi; Ex dut pausurik egiten Non ex nizen erortzen ;
Triste dut hainitz bihotza, Indazue arno hutza.
« Oh! que m'est-il arrivé, — j'ai oublié à marcher sur la route; — je ne fais pas un pas, — que je ne tombe; — j'ai le cœur très triste, —
donnez-moi du vin pur.
Ene arreba Yuana, Badantzut arreba yauna, Ni hillzen nixenian,
Ez egin nigarrikan,
E7z ekhar dolurikan ; Emazu flaskua burdian Edateko piyaya hartan.
« Ma sœur Jeanne, — j'entends ma sœur maîtresse (1), — quand je serai mort, — ne pleurez pas, — ne portez pas de deuil, — mettez un flacon dans le cercueil — pour boire pendant ce voyage.
Libera me kantatzian, Ez busti hisopa urian
(x) Plus exactement « maître, seigneur ». Jeu de mots sur Yuana « Jeanne », et yauna « seigneur ». — Remarquez le mot badantzut « j'entends », traduit « plait-il? » par les gens qui font de bego « qu’il demeure » l'impératif de w/x « laisser ».
Arnuan busti zazu, Hilik ungi trempa zazu; Segur da nahiko dudala Hilizean bizian bezala.
« En chantant le libera me, — ne m’aspergez pas d’eau d’hyssope, — mouillez-moi de vin, — trempez m'en bien; — il est sûr que j’en voudrais — mort autant que vivant. »