AVANT-PROPOS XII
Traditions et coutumes moins antiques peut-être et moins respectables qu'on ne serait tenté de le croire. Je pense en effet qu'en parcourant les pages ci-après on y constatera une fois de plus ce que démontre une étude impartiale et approfondie, l'absence complète d'originalité sociale du peuple basque. À part leur langue — élèment de premier ordre du reste — les Basques n’ont rien à eux. Les rêveries ou les fantaisies de Chaho et de ses imitateurs n’ont aucun fondement sérieux, et je doute même que l’homme sauvage, basayaun ow basojaun, « seigneur o homme sauvage », dont le pied gauche laisse sur le sol une empreinte arrondie; que les lamigna mdles et femelles (lamiæ ?); que le triple serpent à sept tôles appartiennent à une vieille mythologie euscarienne. Plus j'étudie les Basques, et plus je demeure convaincu qu'on ne saurait voir en eux les débris d’une race antique, puissante et civilisée, qui aurait couvert de ses colonies toute l'Europe occidentale. Une pareille décadence serait tout à fait inadmissible.
Les diverses formes de la littérature populaire que j'ai cru pouvoir comprendre dans ce volume ont élè réparties en six catégories différentes.
La première comprend les « contes, légendes et