AVANT-PROPOS XXXIII
notice bibliosraphique complète; je l'avais rédigée, mais elle s’est trouvée trop longue : j'espère pouvoir la publier à part dans peu de temps.
J'aurais voulu donner aussi la musique de quelques sauts basques et les airs des pastorales ; mais j'ai dù y renoncer, pour cette fois. Je me contenterai de rappeler que ces airs ne sont pas tous originaux: lair des batailles est un vieil air qui se retrouve dans la Clé du caveau ; Pair de danse des Satans est notre Bon voyage, cher Dumolet ; ef les Turcs font leur entrée aux sons de l'air Marie, trempe ton pain, joué avec prestesse, allegro vivo.
On trouvera peut-être mes traductions pénibles. Jai traduit en effet, suivant mon habitude, aussi littéralement que possible; j'ai cherché à serrer le texte de près et, dans les poésies, à conserver les divisions originales. Je n’ai jamais admis le système qui consiste à habiller d’un français académique et guindé des pensées exprimées dans des langues étrangères ; à jeler sur le lit de Procuste du beau langage les productions nées au delà du Rhin, des Alpes, ou des Pyrénées. Au dernier siècle, dans une autre partie de la terre que j'ai habitée et que j'aime