‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 23 sur 177 · AVANT-PROPOS XXXV · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XXXV

Cy-gist Alix, qui, par deux laquais basques, Fut débauchée en l’Auril de ses iours ; De peur du basle, elle portoit deux masques, L'un de peinture, et l'autre de velours.

Quoi qu’il en soif, je prie qu’on excuse ces passages et les autres imperfections, les autres défauts qu'on rencontrera dans ce livre. 11] m'a coûté pourtant beaucoup de travail; ces quatre cents petites pages représentent bien des recherches, bien des lectures, bien des veilles. Mais à notre époque, on tient souvent plus à la forme qu'au fond et beaucoup de gens priseht plus de gros ouvrages, compilations de seconde main, que de minces volumes, œuvres spontanées et originales. On invoque volontiers l'exemple des savants du XVIe siècle dont beaucoup n’ont laissé pour tout bagage qu'un seul volume, quelque vaste in-folio compacte, quelque in-quarto vénérable, où est pour ainsi dire condensé le travail de toute une vie. Maïs tout à changé; le cercle des connaissances s’est démesurément agrandi et cette chose horrible, la spécialité, à pris naissance. Que de gens, sous prétexte de « spécialité » (græcum est, non lesitur!), se préoccupent peu de n'avoir pas ëlé « nourrys aux leitres » et consentent à ignorer les choses les plus élémentaires de ce qui constituait jadis le minimum indispensable, de ce que Gargantua tenait à faire apprendre à son fils, de ce qu’on appelait si bien « les bumanités ».

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