XXXVI AVANT-PROPOS
Il y à vraiment de nos jours de singulières espèces de savants. Les uns font gros et complètent leur peu de savoir par beaucoup de savoir faire; les autres font mince, mais abondamment, comme si l’on devait n’estimer un travailleur qu’à la longueur kilométrique de ses écrits; de là cette masse de brochures et de mémoires médiocres, composites, secondaires, bdclès à la hâte, et dont Voltaire aurait dit : « De ces sortes de livres, il y a environ cinquante mille en Europe, et tout cela passera comme le secret de blanchir la peau, de noircir les cheveux, et la panacée universelle ». Je ne parle pas d'une autre sorte de travailleurs, fréquente aussi de nos jours, et dont le type le plus parfait est, à côté du pauvre M. Bernard, le solennel M. Andelot de La Païenne, celte délicate étude du fin poète qu’on appelle Laurent- Pichat.
Il me reste à remercier tous ceux qui ont bien voulu me préler leur concours; tous ceux qui ont bien voulu me communiquer des documents, et surtout MM. W. Webster et ]. D. J. Sallaberry, de Maulon, qui ont pris la peine de lire toutes les épreuves et auxquels je suis redevable de maïinte utile correclion et de précieux renseignements complémentaires.
Et maintenant, je laisse aller ce livre non sans regreis; il y a longtemps qu’il m'occupe, faisant tort — disent mes amis — à d'autres travaux, sinon plus importants à mes yeux, du moins paraît-il plus