‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 58 sur 177 · POLITIQUES · texte numérisé non relu

POLITIQUES

Biba chapel gorriak, Borlia ferdiak !

Zaldi batean dator Don Carlos gurea, Don Carlos mailea, Gure erreguea !

Vive les bérets rouges! — les glands verts! — Sur un cheval vient — notre don Carlos, — don Carlos le bien-aimé, — notre roi!

Vive don Carlos et — dofa Marguerite! —

Vive la religion! — dehors la République, — dehors la République ! — Vive Marguerite!

La République a — des (soldats) de deux francs; — mais don Carlos a — des volontaires, — des volontaires ! — pas des mercenaires!

Moi, de ma propre volonté, — j'ai pris les armes; — ayant laissé en larmes — mon père et ma mère, — mon père et ma mère, — j'ai pris les armes.

Que nous sommes des voleurs — ils nous disent ; — ces coquins de traîtres — mentent; — ils mentent! — Il faudra qu’ils nous le paient!

Nous ne sommes pas des voleurs, — des vagabonds, — mais du parti de la Foi — les volontaires, — les volontaires! — pas des vagabonds!

Nous ne sommes pas dans les maisons — pour les voleries ; — mais seulement notre don Carlos

— pour couronner, — pour couronner; — pour mettre à la cour.

Don Carlos a envoyé — de France l’ordre — de vendre pour un champon (1) — le meilleur des - noirs, — le meilleur des noirs; — de France l'ordre !

Si non au champon, — même au liard (2); — dans le camp d’Estella — ils se trouvent par douzaines, — ils se trouvent par douzaines | —

même au liard !

(Sare, 1877.)

(x) Un champon vaut à peu près quatre centimes. (2) Dans le texte, ardito; c’est la moitié d’un ochavo, soit environ un centime et demi.

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