‹ Le folk-lore du pays basqueChapitre 76 sur 177 · I. — Quand j'étais jeune · texte numérisé non relu

I. — Quand j'étais jeune

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Gaz-te nin-tze- ne - an, Ho - goi ur - ‘a

tan, Ar - du - ra nin - da-bi-lan Nes-ka-ti - le-

tan E -ta o-rai al-diz os - - ta-tu-e-tan Di-

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ru gu-ti mol-san Be - har or-du-e- tan Ni-

hork ez nau-te na-hi kom-pai - ni - e - tan.

Gaxte nintzencan, Hogoi urthetan,

Ardura nindabilan

Neskatiletan…

Eta orai aldiz ostatuetan,

Diru guti molsan

Bebar orduetan ;

Nihork ex naute nahi kompainietan.

Quand j'étais jeune, à vingt ans, — souvent je

marchais — parmi les fillettes, — et maintenant dans les auberges; — peu d’argent dans la bourse, aux moments de besoin ; — personne ne me

veut dans les compagnies.

Ce couplet est très-populaire, mais la chanson se complète par deux autres qui le précèdent et que Voici :

Dans le pays de Soule, il est de beaux garçons : — mon fils est de ceux-là; — je ne peux le détourner des filles, — je ne sais ce qu’il en veut tirer : — il ferait mieux de les quitter toutes.

— Père, demeurez, je vous prie, sans vous fàcher; — je laisserai, moi aussi, tous les divertissements; — viendra le temps pour vous et pour moi — où elles nous laisseront à tous les diables, — et je n’aurai alors d’elles aucun souci.

(Pap.SDihinx; Sallaberry, recueil inédit.)

Il. — Le moyen de vivre longtemps

A-gur Be-tti-ri On- gi e-thor-ri! Bi-7zi

zi-ra-de-ya O-rai-no? Bai bi-zi naïiz e-ta bi-1i

go - go, Har-tze-ko - ak bil ar - te-rai - no.

Âgur, Bettirri,

Ongi ethorri !

Bixi ziradeya oraino ?

— Bai, bizi naïz ela bizi gogo, Hartzekoak bil arteraino.

Salut, Pierre! (soyez le) bienvenu (1). — Vous vivez donc encore? — Oui, et aussi j'ai envie de vivre — jusqu'à ce que j’ai ramassé ce qu’on me doit.

Pour les huit à venir (pour longtemps) — vous êtes homme (en vie) — de cette manière encore; — que Dieu vous conserve — jusqu’à ce que mes créances soient recouvrées.

(Pap. Dihinx; Sallaberry, recueil inédit.)

(1) Var.: Mille compliments. — Autre var, : Salut, Etienne, comment êtes-vous ?

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