XI. — L’écolière
À la fin d'avril, — au pays d’Irissarry, — un bruit court parmi les gens, — qu’une enfant est devenue malade. — Monsieur l'instituteur la guérira — quand ils seront en tête-à-tête.
Jeune écolière, — qui possédez de beaux yeux, — préparez à monsieur l’instituteur — le café pour après le dîner, — et ensuite il vous donnera, lui, — dans la chambre la leçon.
Jeune écolière, — de grâce, prenez garde — que monsieur l’instituteur ne verse — de l’encre
sur vos genoux, — et que ne reste fané — votre tablier blanc.
Un jupon rouge joli — en sortant de Saint- Just — l’écolière a sous sa robe — cousu à la mode nouvelle; — monsieur l’instituteur lui en fera — de plus jolis que ceux-là (x).
L’écolière étant malade, — Dieu soit loué ! — un messager vers le barbier — en secret est allé; — qu’il vienne tout de suite — sa lancette avec lui.
Monsieur l’instituteur, — comme il sait parler, — demande à monsieur le barbier — si elle est malade fortement, — qu’elle a besoin de remèdes — sans la laisser mourir.
(Ainhoa, 12 février 1871; Sallaberry, recueil inédit.)