XIII. — Les prêtres et la danse
Si j'étais danseur comme je suis chanteur, — je ferais un beau présent à la place de Saint-Jean : — un beau présent, pourquoi? Pour (faire) divertir les jeunes gens. |
(x) Nom d’une maison.
(2) Var.: On devrait donner la chasse à cet ours.
(3) Var.: Ici près, dans cet Oloron, nous avons un habile châtreur.
Les prètres et les moines (sont) ceux qui défendent la danse, — ne voulant pas laisser en public se divertir les jeunes gens; — il paraît que pour eux sont toutes les autorités (1).
Je suis allé pèlerin avec deux jeunes fillettes, — je suis entré dans un couvent avec elles deux ; — ayant peu dit le rosaire, je suis sorti avec une.
Obéis, musicien, tu dois nous faire de la musique ; — réjouissons-nous de ces beaux vers: — j'ai la tristesse dans l’esprit, je ne sais que faire.
Toutes les permissions sont pour les riches; pourquoi — pas pour nous? les riches ont les honneurs, morts et vivants; — comment sont-ils dans l’autre monde? Il n’est pas arrivé de nouvelles,
S’il plaisait aux prêtres (de permettre) les danses, les jeunes gens auraient du goût; — euxmêmes le sauraient après s'être levés de leurs chaires ; — après avoir entendu la musique, ils ne retiendraient pas les danseurs.
Réjouis-toi, pauvre, passe ta mélancolie; — un Dieu a disposé pour moi la misère, — puissent les malheureux pauvres (avoir) la gloire des
cieux !
(Mouguerre, 4 août 1869; pap. Chaho.)
(1) Var. : Toutes les permissions sont pour les riches.