MM. DE KÉRATRY ET GL AIS-RIZOIN
et de soldats s'était formé dans la cour da quartier général, et des chants patriotiques avaient été chantés.
tt M. Glais-Bizoin sortit un instant, suivi de Fétat-inajor, et fit à la foule une allocution chaleureuse, mais qui n'expliquait en rien la situation. M. de Kératry , pj^nant la parole après lui, ordonna que le lendemain les troupes se tiendraient en armes dans la matinée sur leur firont de bandière pour être passées en revue, et que les officiers se réuniraient à dix heures' au quartier général. Là-dessus, MM. Rousseau et Julien retournèrent chez eux, plus préoccupés que jamais.
u Au bout d'une heure , supposant que le dtner devait être fini , ils revinrent au quartier général et entrèrent dans la salle à manger, où tout ie monde était debout.
(( M. le colonel Mangin, rédacteur du Phare de la Loire , interrogé par l'un d'eux, déclara nettement que dans sa conviction^ fondée sur ce qu'il avait vu pendant toute la journée , ce qiii se passait était une tentative de coup et État, Quelques instants après, M» de Kératry, saisissant au passage M. Rousseau, le présentait pour la deuxième fois à M. Glais-Bizoin , en le lui signalant non-seule* ment à titre de militaire^ mais de citoyen. Sur ce mot, M. Rou8« seau prenant à part M. Glais-Bizoin, lui exprima, dans les termes les plus déférents mais les plus' nets, son étonnement de ce que^ dans Tallocution prononcée par lui une heure auparavant 5 il n'a* Vait pas dit un mot pour éclaircir la situation. Il le supplia de dis* siper cette incertitude et de faire connaître avec quel caractère légal lui et M. de Kératry se présentaient au camp. M. Glais-Bizoin répondit d'abord par de longs détails sur ce qui s'était passé à Toufs entre les ambassadeurs étrangers et les membres du Gouvernementé M. Rousseau insistant pour qu'il laissât de côté les affaires exté* Heures actuellement sans intérêt, et précisât sa propre situation vis« à-vis de ses collègues du Gouvernement et le caractère avec lequel il venait à Conlie, M. Glais-Bizoin finit par déclarer qu'il s'était séparé spontanément du reste de la délégation, et qu'il était en quelque sorte en rupture de ban (sic). La conversation fut inter* rompue par M. de Kératry, auquel le colonel Julien venait d'adres» ser quelques questions dans le même sens, et qui vint prendre M. Glais-Bizoin par le bras et l'entraîner dehors.
(cGe^deux officiers 'se retrouvant dans la cour^ prirent le pairti d'aller trouver le général de Marivaux et de lui Éaire part de leurs craintes. Gomme ils se rendaient près de lui, ils se retrouvé*