‹ Le fond de la société sous la CommuneChapitre 116 sur 117 · LE CAMP DE CONLIE · texte numérisé non relu

LE CAMP DE CONLIE

cela n'était pas vrai ; mais devant l'évidence du fait matériel , i] protesta que c'était là le résultat d'une erreur, que la dépêche aurait dû porter le nom du général Le Bouëdec , et que le sien n'y figurait que par une inadvertance de Son propre secrétaire. La conversation s'est prolongée sur ce ton pendant un quart d'heure, M. Glais-Bizoin s'interposant de temps en temps pour apaiser la discussion et protester de leur respect à tous pour la légalité et de leur entière communion d'idées avec les autres membres du Gouvernement, MM. Gambetta, Crémieux et Fourichon. A la suite de ces faits , M. Glais-Bizoin a visité le camp avec le général Le Bouëdec. Puis, à dix heures, en présence du corps d'officiers, celui-ci a remis le commandement entre les mains de M. le général de Marivaux.

« M. le général Le Bouëdec s'est borné à lire le décret qui institue M. de Marivaux commandant du camp de Conlie. M. Glais-Bizoin, dans une courte allocution, a exprimé son admiration des résultats obtenus au camp de Conlie par l'initiative de M. de Kératry et affirmé de nouveau son entente complète avec tous les membres du Gouvernement de la défense nationale. M. de Marivaux, de son côté, s'est associé aux éloges donnés au premier général en chef de l'armée de Bretagne. Enfin, M. de Kératry, qui s'était tenu jusquelà à 1 écart, est venu faire aux officiers les adieux qu'il n'avait pas pu leur adresser au moment de sa démission.

« MM. Glais-Bizoin, de Kératry et quelques officiers attachés à la personne de ce dernier, ont quitté le camp de Conlie vers trois heures de l'après-midi, n'emportant qu'une partie de leurs armes et de leurs effets, et annonçant qu'ils viendraient reprendre avant huit jours leurs anciennes positions.

» Tels sont les faits qui se sont passés au camp de Conlie les 9 et 10 décembre 1870. »

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