AFFAIRE GIROT, CONDAMNÉ A MORT
« Considérant que dans les circonstances de la (jiierre civile où se trouve engagée la Commune, l'obéissance immédiate à un ordre donné par les autorités constituées par la Commune est de toute nécessité ;
u Considérant que l'acceptation d'un grade oblige le citoyen, etc.;
u Considérant que le passé politique d'un citoyen ne peut être invoqué pour le dispenser de remplir des devoirs actuels....;
« Attendu que l'ordre enjoignait à l'accusé de se rendre à la porte Maillot, côté attaqué par l'ennemi.... ;
« Déclare l'accusé coupable de refus d'obéissance pour marcher contre l'ennemi et contre des rebelles armés ;
« En conséquence,
u La Cour, après en avoir délibéré, condamne le citoyen Girot (Jean-Nicolas) à la peine de mort. »
Au moment où la Commune, dans une déclaration au peuple français, disait :
« Avertie que Paris en armes possède autant de calme que de bravoure ; qu'il soutient /'ordre avec autant d'énergie que d'enthousiasme, etc., c'est à la France à désarmer Versailles» , autorités civiles et militaires commencèpent à mettre au pillage la propriété privée avec un cynisme dont les pièces suivantes donneront une idée :
Rapport émanant de la préfecture de police. (Signé : Le citoyen Vaboranière de.Médicis).
u Envoyer ce soir, à minuit, deux hommes chaussés élégamment, en face l'église, pour arrêter le curé Grimaldi et faire des perquisitions dans ledit local. A voir à Passy le curé dans l'église et faire des perquisitions, à seule fin de s'assurer des fonds qui ont été soustrait^.
sous LA COMMUNE. 107
u Le curé de Saint-Éloi appelé Denys, et faire, des perquisitions
urgentes et saisir chez lui tout ce qui peut être suspect
« Il y a de l'argent, il nous en faut. » {Papiers de la Commune,)
REPUBLIQUE FRANÇAISE