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EX-PRÉFECTURE DE POLICE

Rapport spécial.

a Paris, le 12 mai 1871.

« Citoyen,

a Madame veuve Leroy, concierge de la maison sise boulevard Montm6rency , vient à l'instant se plaindre à moi que des gardes nationaux , sans armes , pas même de ceinturons , viennent d'entrer de vive force dans la maison, qu'ils ont tout pillé, emporté tous les bijoux qu'ils ont trouvés dans la maison. IJs ont voulu forcer la dame Leroy, et deux demoiselles, dont l'une, mademoiselle Àdalbert, qui est sa nièce, à entrer avec eux dans une chambre.

. ^ Gois était passé, de rapporteur, président de la cour martiale. .

La frayeur a empêché ces dames de prendre les numéros des képis,

mais elles croient qu'ils n'en avaient pas.

u Le commissaire de police ,

u Signé : Del aire.

a J'en informe la préfecture. »

REPUBLIQUE FRANÇAISE

COMMUNE DE PARIS. — COMITE DE SALUT PUBLIC

« Paris, le 12 mai 1871.

u Citoyen délégué, u Une trahison a fait tomber la nuit derrière la 4^ compagnie du 69 bataillon , de g;rand'g^arde à Cachan , dans une embuscade où elle a perdu vingt hommes.

a L'espion, pris, a été jugé et exécuté ce matin. u Le 69" bataillon , qui garde les tranchées de Cachan, se plaint d'être trop peu nombreux pour un poste aussi important. Il faudrait au moins 500 hommes; c'est à peine s'ils se trouvent au nombre de 120.

o Ils réclament aussi une mitrailleuse, qui leur serait très-utile. Le ^Eiit de cette nuit le prouve suffisamment. u Salut fraternel.

« Pour le comité de salut public ,

u Le secrétaire à la guerre , a Signé : A. HéruettE. »

Commissaire de police du quartier de la Gare,

« Paris, ce 12 mai 1871.

« Citoyen ,

tt D'accord avec la municipalité du V« arrondissement, et dans le but de rendre le Panthéon à sa véritable destination , c'est-à-dire à l'instruction révolutionnaire du peuple, nous vous prions de vouloir bien faire prendre, pour isoler complètement ou transporter dans tout autre lieu, les poudrières et munitions de guerre que ce monument renferme ^

« Salut et égalité.

« Le commissaire de la sûreté générale ,

« PlÉRON. n ^ Cette mesure était sollicitée pour empêcher qu'on ne fît sauter le quartier.

sous LA COMMUNE. 279

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