‹ Le fond de la société sous la CommuneChapitre 64 sur 117 · LE FOND|D£ LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

LE FOND|D£ LA SOCIÉTÉ

Encore une réminiscence de la grande Révolution. On vient de décréter l'obligation des cartes d'identité ; on décrète maintenant l'envoi de commissaires civils auprès des généraux. On croit par là décréter la victoire. Des pygmées vont doubler des nains : Dereure auprès de Dombrowski, Johannard auprès de La Gécilia , Léo Meillet auprès de Wrobleski.

Nos pères marchaient à l'ennemi pour une cause grande et juste , la cause qui a fait des héros dans tous les temps et chez tous les peuples ; et, d'avance, ils avaient fait le sacrifice de leur vie à la patrie. Mais pourquoi? à quel but marchaient les communeux? Il suffira toujours de poser cette question pour marquer la distance qui sépare les hommes de 1792 de leurs grotesques parodistes.

— Extrait du Cri du Peuple, publié par le citoyen Jules Vallès, comme spécimen du langage qu'on tenait aux gardes nationaux et des mensonges qu'on leur débitait, après avoir ordonné la suppression des journaux qui auraient pu les éclairer en disant la vérité :

« La province tout entière , — villes et villages , — a affirmé la République , et voilà tous les conseils municipaux de France qui , tour à tour, viennent se jeter entre Pjaris et Versailles comme médiateurs et comme juges.

/< CSomme médiateurs , ils exigent la paix.

«Comme juges, ils condamnent les bombardeurs, et revendiquent la reconnaissance et la g£îrantie des franchises municipales. »

— « Hier, à midi , les abords des rues Drouot, Faubourg-Montmartre et Rougemont ont été occupés par des piquets de gardes nationaux qui-empêchaient de passer tous les hommes paraissant k^és de moins de quarante ans. Il s'agissait de perquisitions faites dans ce quartier pour rechercher les réfractaires. » {Idem,) •

Autre extrait du Cri du Peuple du même jour :

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