LES INCENDIES
a Place Blanche, les cent ving^t femmes qui défendaient la barricade tinrent quatre heures en échec les troupes de Clinchant. A onze heures seulement, exténuées et manquant de munitions, elles furent surprises, et celles qu'on saisit massacrées sur place.
« La barricade de la place Pi(jalle ne put être emportée qu'après trois heures de lutte. Là stationnaient les femmes qui s'échappèrent (s'étaient échappées) de la place Blanche. Délogées de nouveau, les survivantes s'enfuirent vers la barricadé du boulevard Magenta. Pas une ne survécut. C'est un des nombreux épisodes de cette barricade devenue légendaire. »
M. Lissagaray signale comme des monstres les soldats coupables d'avoir tué ces aimables héroïnes de la Commune dont il ne raconte les exploits que pour les faire admirer. D^ailleurs, la grande cause qu'elles défendaient est, à ses yeux, à peu près pure de toute tache , de tout excès. Il y a eu des maisons brûlées , il est vrai , mais seulement celles d'où on tirait lâchement sur les défenseurs des barricades. Qui a mis le feu au ministère des finances , à la cour des comptes? Les bombes à pétrole des Versaillais ! D'ailleurs Paris avait attendu l'armée de pied ferme t se défendait rue par rue, maison par maison,