‹ Le fond de la société sous la CommuneChapitre 93 sur 117 · ET PLUTÔT QUE DE SE RENDRE , IL BRULAIT · texte numérisé non relu

ET PLUTÔT QUE DE SE RENDRE , IL BRULAIT

sous LA COMMUNE. 373

// brûlait l Quoi de plus beau? N'avait-il pas d'ailleurs le droit de se brûler sur un bûcher comme Sar^anapale? Et M. Lissag^aray, qui s'est bien gardé de se laisser brûler et qui écrit aujourd'hui en Belgique l'apologie de la Commune en homme qui n'a rien oublié ni rien appris , se livre à une description de l'incendie des plus littéraires. Gomme Proudhon en juin 1848, il admire la sublime horreur : •

«... La Seine est en feu, et de ces ponts qui apparaissent d'une blancheur éclatante, on la voit, miroir immense, refléter ses bords enflammés. Les flammes irritées semblaient se dresser contre Versailles et dire au vainqueur rentrant à Paris qu*il n'y retrouverait plus sa place, et que ces vastes monuments monarchiques n'abriteraient plus de monarchie. » Ces flammes qui semblaient aux yeux de M. Lissagaray se dresser contre les Versaillais, ne faisaient, hélas! que se dresser contre une partie du patrimoine de la vieille France. Il ne manquait plus à la folie furieuse, qui les a allumées, que la folie froidement criminelle qui justifie leur œuvre !

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