‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 102 sur 396 · F * * * (MRS. L. N · texte numérisé non relu

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Les Bois de Caillino.

CHANT DE L’feMIGKfe IRLANDAIS DANS I-’aMÉRIQUE I>U NORD.

Ou ! j’ai le cœur bien lourd ! . . j’ai les yeux pleins de larmes. Mon souvenir s’en va vers ces ans pleins de charmes,

Il y a bien long-temps de cela, — bien long-temps,

Où je ne songeais mie, alors dans mon printemps,

Aux noirs soucis d’argent, aux chagrins de ce monde ;

Et que gai jouvencel, tout le jour à gogo Le cœur léger j’errais sous la voîite profonde

De tes bois épais . . . Caillino !

Au printemps de ma vie, au printemps de l’année.

Là j’ai guetté souvent, du sol première née La blanche perce-neige au ciel lancer son lait,

Comme pour dire à tous : de l’hiver c’en est fait !

Et filer le ruisseau frétillant en goguette Sur le beau caillou d’or presto, presto, presto,

Tandis que près de lui vibrait la violette

Dans tes bois épais . . . Caillino !

C’est là que j’ai gagné pour ma femme, Marie,

Elle qui m’a donné dans notre pénurie

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