‹ Le Fond du sac, par le chevalier de ChatelainChapitre 105 sur 396 · FLETCHER (H · texte numérisé non relu

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A MA TOUTE PETITE FlLEE.

D’une sainte là-haut image bienheureuse Dans les bras de ton père enfant cher à mon cœur Oh ! viens faire ton nid, et la brise hivernense Du monde, contre toi n’épandra sa rigueur.

Las 1 point tu ne connais, petite créature

Les soins de cette mère aujourd’hui dans les cieux.

Tu ne verras jamais sa tant douce figure

Alors que sur tes yeux se baissaient ses beaux yeux.

Non : quand elle atteignit au céleste rivage,

Elle n’entendit pas ta plainte, pauvre enfant,

11 me semble pourtant que son esprit t’ombrage, Qu’il se cramponne à toi, de là haut te veillant.

De Sion en effet de la sainte colline

Il se peut que ta mère, enfant, veille sur toi ;

Que sur tes jours futurs d’une essence divine Elle souffle à ton cœnr le ravissant émoi.

Ton père, douce enfant, dans son deuil pour ta mère De te laisser à lui rend bien grâce au bon Dieu,

Oh ! que ton tendre cœur s’imprègne de lumière A la source d’en haut, c’est là mon plus cher vœu ! Et voudras-tu, dis-moi, si Dieu te prête vie, *

Petite, de ton père être le noble orgueil ?

Voudras-tu de ta mère être enfin la survie,

Et l’aider à gravir le sentier du cerccuil ?

Oh ! oni, tu le voudras, et sur ta jeune tête J'appelle du bon Dieu la bénédiction,

Bien que de deuil mon œil sur toi quand il s’arrête Rêve encor, tu seras ma consolation.

Va donc, enfant, poursuis ton terrestre voyage.

Bien que t'advienne un jour la peine on la douleur, De ta mère le Dieu, c'est là ton héritage,

Porte an ciol tes regards vers un monde meilleur.

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