SOUVENIR
Souvenir.
De moi garde bon souvenir Alors qu’aura fini ma vie ;
Ne veux ni larme ni soupir,
Mais dans ton cœur droit de survie ; Pardonne les erreurs d'un jour Qui parfois t’ont fait de la peine ; Pense aux douceurs de cet amour Qui de fleurs riva notre chaîne.
De moi garde bon souvenir Alors qu’aura fini ma vie ;
Toi qui sais si j’eus i\ souffrir Frappé des flèches de l’envie ;
Toi qui sais quand la main de Dieu Versa sur mes maux un dictame, Quand la douleur de son épieu Labourait mon cœur et mon âme !
Tu partageas tous mes chagrins,
Tu fus do moitié dans mes joies ;
Un même autel unit nos mains,
Nos pas suivaient les mémos voies ; Ah ! quand pour ne plus revenir,
Un jour aura fini ma vie,
De moi garde bon souvenir Et dans ton cœur droit de survie !
Le Génie.
Le soleil était au zénith, en haute mer, Tandis que par le vent notre voile surprise Tremblait, vêtu de blanc un papillon léger A nos yeux se montra folâtrant sur la brise En haute mor.
Le petit étranger qui, le fait était clair,
S’était de son foyer bien écarté sans doute, Sans souci du danger tout frétillant dans l’air Se posa sur le mât du vaisseau faisant route En haute mer.
Au dessus scintillait un ciel de pur éther,
An dessous se creusait le profond de l'abîme,