HUN T (LEIGH
Rondeau.
Jenny m’octroya doux baiser En sautant de la chaise oh lui contais fleurettes : Voleur de Temps qui te plais h gloser Inscris cela sur tes tablettes :
Après vois-tu, tu pourras tout oser,
Dire que je vieillis, dire encore autre chose . . . Que ma santé s'en va. — Mais ajoute h ta glose Qu’à mon retour, Jenny, m’octroya doux baiser!
JEW1TT (LLEWELLYNN).
Se Rencontrer — Se Séparer.
Venir à toi, c’est le Printemps 1 Quand tout est frais, quand les prés sont charmants ! Quand de son long sommeil s’éveillant, la Nature Sur ses pieds saute avec un doux murmure,
Et de tout gentils mouvements ;
SE BENOOTTTBEE— SE SÉPAEEB.
Que les boutons soudain brisent leur coque,
Que leB feuilles aussi laissant lit leur défroque,
Saluent nos pas errants. — Ainsi mon cher trésor 1 En est-il avec moi I . . Dans mon cœur, dans son for,
H est Printemps quand suis auprès de toi, ma belle,
Mais Hiver quand je suis loin de ma tourterelle.
Etre avec toi 1 — Mais c’est l’Eté,
Quand de ses fleurs il est tout brillanté,
Lorsque des vastes cieux la spleudide dorure Eclaire tout, ravive la nature,
En l'empreignant de majesté I Quand des parfums la plus suave brise Flotte dans les bosquets, nous énivre, et nous grise. Ainsi toujours est-il, avec moi, cher trésor!
Renaissent les beaux jours, dans mon cœur, dans son for, C’est l’Eté quand je suis auprès de toi, ma belle,
Mais c'est l'Hiver quand suis loin de ma tourterelle.
Oh I se reposer avec toi,
Oh ! c’est l’Automne avec son riche octroi De froment mûr, doré, de cieux d’un bleu céleste, Illuminant la nature et le reste
De ses teintes de doux émoi !
Quand des parfums d’une senteur exquise S’exhalent du beau fruit entrevu par Moïse . . .
Ainsi toujours est-il, indicible trésor !
Tu trônes sans égal, en mon cœur, en son for,
C'est l'Automne quand suis auprès de toi, ma belle,
Mais c’est l'Hiver quand suis loin de ma tourterelle I
Te quitter! . . c’est l’Hiver pour moi, L'hiver lugubre et gai comme un convoi ;
Quand toutes les beautés sous un manteau de neige Se cachent las ! sont en état de siège,
Que le silenco se tient coi 1 Lorsque l'amour, le bonheur, et la joie,
Dans la glace captifs ne trouvont plus leur voie . . . Ainsi toujours est-il, et dans chaque saison,
Etoile de mon cœur, âme de ma maison,
Oui, c’est joie et bonheur quand je te vois ma belle,
Mais c’est l’Hiver quand suis loin de ma tourterelle !