LA RAPIDITÉ DU COURS DE LA VIE
Voyez-vous pas des milliers entassas Dans la ville étouffante, et dans sa pourriture;
Fronts rabrougris et cerveaux affaissés.
Etres dégénérés et d’intime stature.
Plus de verger, de rustique hameau,
De jaunes champs de blé, voyez, voyez la plaine En jachère, devient un immense fourneau
Qui salit tout de sa hideuse haleine.
Et dans la ville, et dans ses carrefours,
Les exilés des champs succombent par centaine ;
Donne-nous, Dieu, pour conserver leurs jour» Plus de froment, et moins de coton et de laine.
Kamène-nous aux champs, aux prés, aux bois, A Toi ramène-nous Auteur de la Nature,
Rends à l’enfant ses jeux et ses émois, L’homme à sa dignité — sa plus belle parure !
Voyez la nuit plane sur la cité,
L’heure succède à l’heure et passe maladive ;
Les vents aigus hurlent leur aparté . . . Des Générations s’éteint la voix plaintive !
JONE8 (WALTER WITHMORE).
La Rapidité du Cours de la Vie.
" And while I wan thus musing the flro kinrîlotl : and at the last I «païen with my tonguo.” — Ptalm xxxix.
Assis sur une tour par les siècles usée J’étais réfléchissant ; le soleil se couchait,
Le vent mourant du soir d’une humide rosée Mouillait les yeux des champs ; la lune se levait :
Ce moment solennel imprégné de tristesse,
Sur le passé, la mort, l’avenir, et sur Dieu Appela mes pensers lors empreints de sagesse,
Et mon esprit surgit en paroles de feu.
“Qu’est-ce que l’homme? . . hélas! Dans la verte nature Une gentille fleur surgit, que rougit mai,
Dont juin formule en fruit la belle enluminure,
Qu’août amène à point comme un gai virelai.